

Du 13 juillet au 18 novembre 2024, la photographie s’invite sous toutes ses formes au Centre
Pompidou-Metz à travers l’exposition Voir le temps en couleurs, sous le commissariat de Sam Stourdzé,
l’un des plus grands spécialistes de la photographie.
Contexte : les photographies de la NASA sont à l’honneur avec une salle spécialement réservée avec à proximité une série de fabuleuses photographies très grands formats de Thomas Ruff prêtée par la Galerie parisienne David Zwirner ainsi qu’un ensemble exceptionnel de photographies du XIXeme siècle de l’Observatoire de Paris.
Ce sont pas moins de neufs photographies originales vintage de la NASA qui sont présentées dans l’exposition dont un grand format très rare en format 40 x 50 cm du fameux “VISOR” de la mission APOLLO 11.
Depuis les premières photographies astronomiques jusqu’aux missions Apollo de la Nasa, l’espace a été
le terrain d’une bataille conduite par les images. À la fin du XIXe siècle, les techniques de la photographie se développent, et la sensibilité des plaques permet d’enregistrer des objets invisibles à la lunette. Les frères Henry produisent ainsi un grand nombre de photographies d’étoiles et portent la connaissance de la surface de la Lune à un degré de précision inédit. Dans les années 1960, les
images prises depuis l’espace, ultimes icônes de la conquête spatiale, chargent la photographie d’une lourde tâche, celle de nous montrer un monde auquel elle seule a accès.
Elles irriguent le champ médiatique au point de devenir, pour les artistes contemporains, des images à déjouer.
Pour Thomas Ruff, dont les photographies proviennent d’archives scientifiques et de magazines, comme pour Hugo Deverchère, qui réalise des vues terrestres à partir d’une technique de captation utilisée par les astronomes pour l’observation spatiale, il est question de déplacer cette imagerie du registre des sciences vers celui du sublime.
